ITINERAIRE

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Juin 2002. Gaëlle Petlak décroche son BTS
d’Architecture. Pour ses parents, les choses
sont claires, elle va poursuivre ses
études en “archi”.

Mais non, pas si simple…
Un stage dans les ateliers de décors de la
Comédie Fançaise va changer la donne. « J’ai
découvert le staff, une technique de plâtre pour
réaliser des grands volumes creux !, s’enthousiasme
Gaëlle Petlak. Cela m’a passionnée !
Après cela, impossible de revenir devant mon
logiciel de CAO (Conception Assistée par Ordinateur.)
» Le coup de coeur est tellement fort
qu’à 20 ans, Gaëlle s’engage dans un CAP de
Staffeur-Ornemaniste. Au milieu de jeunes de
14 ans…
2004. CAP en poche, la staffeur-ornemaniste
se heurte à un gros problème « Le milieu
est exclusivement masculin! », soupire Gaëlle.
La jeune artiste va-t-elle renoncer pour autant?

Sûrement pas! Elle s’adresse alors à
la SEMA (Société d’Encouragement des
Métiers d’Art), laquelle lui finance une formation
de deux ans. Gaëlle part donc se former à
l’Atelier de La Licorne, en Saône-et-Loire.
C’est peu dire que le stage est formateur…
« J’ai appris les techniques de patines pour
imiter les bois polychromes, raconte-t-elle. Je
suis aussi allée exposer sur les salons, j’ai
abordé la comptabilité… »
Août 2007. Le stage est terminé et Gaëlle
pourrait chercher du travail dans sa spécialité.
Mais une fois encore, la jeune femme prend
son monde à contre-pied. Pour faire bouillir sa
marmite, elle intervient dans les lycées pour le
compte du Centre Régional d’Information et de
Prévention du Sida (CRIPS). La prévention, son
autre passion, qu’elle a découverte au Mali,
suite à un concours d’affiches organisé par le
CRIPS.

Mais reprenons… « Ce job me laisse beaucoup

de temps libre pour mes activités
artistiques », reconnaît Gaëlle. Car mars 2008 a
vu la création de l’Atelier de l’Hyppogryphe, du
nom d’un animal mythique.

La staffeur-ornemaniste
réalise aussi des moules pour des
modeleurs et travaille avec des architectes
d’intérieur. Là, elle repeint avec délicatesse
colonnes et corniches. « L’idée est de garder la
subtilité de la sculpture, précise-t-elle. Je fais
très attention à la qualité des finitions… »

 

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